Encore moi... déjà --'

Hello le peuple !
Déjà la familiarité.
Mais on se connait déjà.
Mes amies m'appellent Micro
Pour vous servir.

Ceci est encore une fiction sur McFly.
Mais pas du tout le même genre que la première.
La première, c'est le "bon" côté des choses.
Breakin' religion est plus sombre.

Encore une fois
J'ai créé un blog un jour "spécial"
Mais il me faut au moins ça pour me motiver ^^
So, même si c'est un peu tard...


- Happy B-Day to Harry Judd -
Encore moi... déjà --'

# Posted on Tuesday, 23 December 2008 at 5:58 PM

Edited on Tuesday, 28 April 2009 at 6:13 PM

C'est l'histoire de...

Trois amis
Unis pour la vie
Séparés par cette même vie

Cette rupture brutale les a brisés
Et six ans plus tard
Quels sont leurs seuls liens ?
Des souvenirs
Et trois lettres d'argent
Qui pendent à trois cous différents.



Le D survit dans une prison dorée
Rongé par la culpabilité
Illuminé fréquemment par les flashs des photographes


Le M aussi est enfermé
Mais avec interdiction de voir le monde
Qui pourrait par sa réalité
L'arracher à sa sombre destinée


Le T saute et tressaute sur scène
Au rythme de la musique
Qui aide à afficher un sourire
Mais qui n'est d'aucune utilité
Pour comprendre cet abandon inexpliqué



Peut-on oublier une amitié qui a duré plus de la moitié d'une vie ?
Doit-on l'oublier pour enfin vivre au lieu de survivre ?
La plupart répondront que oui
Les concernés aussi
Mais comme pour toutes les choses de la vie
Il s'ensuivra la phrase :

C'est plus facile à dire qu'à faire...




Voilà. Prologue.
C'est pas le même style.
C'est plus sombre, plus noir.
Mais j'avais prévenu.
Je dévoile à peine le synopsis
Les persos principaux sont à peine esquissés
L'intrigue est mise en place loin dans le brouillard.
...
Ma prof de français serait fière de moi ! =D
Elle l'est déjà remarque
J'ai fait L moi ! ^^

Bref, ne perdons pas nos bonnes habitudes musicales !
Aujourd'hui, chanson cultissime !
Sublime reprise
Pour la campagne Make Some Noise To Save Darfur.
Montez le son !
Déjà que sur l'album c'est pas très audible...

Enjoy !



C'est l'histoire de...

# Posted on Wednesday, 24 December 2008 at 2:13 AM

- 1 -

- Quentin ? QUENTIN ? Bordel mais où t'as foutu mes clés j'suis à la bourre ! Quentin !!!

La jeune fille déambulait dans l'appartement, ou plutôt dans la décharge publique qu'était devenu le lieu. Un fer à lisser dans la main, une brosse dans l'autre, elle s'affairait, lissant les mèches couleur ébène qui passaient de temps à autres devant ses yeux, son sac en bandoulière sur son épaule frappant sa cuisse à chaque pas. A ses pieds, une converse d'un rouge pétant. L'autre était certainement quelque part au milieu du véritable bordel de ce loft spacieux. De là où elle se trouvait, comme de partout dans le salon, on pouvait voir les hauteurs de Paris, et le soleil, déjà bien bas dans le ciel. Trop bas.
Elle était constamment en retard. Pas qu'elle appréciait particulièrement ça, mais c'était toujours ainsi. Elle était bordélique et paresseuse, donc forcément pas ponctuelle. De toute manière, pourquoi être à l'heure ? Personne ne l'attendait. Jamais.

Retrouvant laborieusement le socle du fer au milieu du tas de vêtements qui encombrait son lit, elle reposa le lisseur dessus, et pris soin de l'éteindre. Si elle provoquait encore un incendie, son frère risquait de criser. Elle tenta tant bien que mal de coiffer la tignasse d'un noir de jais, qui était à présent lisse, mais rien à faire, toujours quelques mèches retrouvaient leurs places fétiches, devant ses yeux. La verte à droite, la bleue à gauche. Pour faire excentrique. Et cacher le fait qu'elle ne soit qu'une coquille vide.

Repassant dans le salon, elle trébucha sur quelque chose. Une bouteille de bière. Vestige de la soirée de la veille. Elle tomba la tête la première, le nez à deux centimètres d'une converse... verte. Raté. Après avoir lâché encore quelques jurons dans diverses langues, elle se releva et atteint finalement le bar de la cuisine, jonché de cadavres de bières vides, de bouteilles d'alcool qui avaient subi le même sort, et même d'emballages de préservatifs. Beurk. Elle trouva aussi sa Converse rouge, posée sur un papier où était griffonné un mot de son frère. Elle le lut, perchée sur une jambe, sautillant pour enfiler sa chaussure.

En trois lignes, son frère expliquait qu'il était parti avec la voiture, qu'elle ne devait pas l'attendre le soir, mais qu'il restait joignable à tout moment sur son portable si elle le souhaitait. La routine. Elle jura encore un coup. A cette heure, elle aurait déjà du être partie depuis une bonne vingtaine de minutes.
Elle hurla encore un bon nombre d'insultes, tout en enjambant le bazar monstre, vérifia qu'elle avait bien ses écouteurs dans la poche gauche de son jean trop grand, son portable dans la droite, et ouvrit brutalement la porte d'entrée, envoyant valser un vase qui se brisa, couvrant un énième cri. La porte découvrit une femme d'une soixantaine d'années, en tailleur strict, très BCBG, l'air énervé d'après ses lèvres pincées. La jeune fille soupira bruyamment, puis, esquissant un sourire, sortit en claquant la porte, ce qui fit réagir en un éclair la femme.

- Mademoiselle Brixton ! Ce n'est plus possible !
- Un problème Madame Rollins ? lança-t-elle, avec un sourire hypocrite au possible.
- Il faut cesser ces fêtes à répétition !
- Vous direz ça à mon frère, j'y suis pour rien, maintenant bougez, j'suis à la bourre, annonça-t-elle simplement, abandonnant son sourire faux pour un regard menaçant.

La femme lui barra le chemin, secouant la tête d'un air désapprobateur. Pourtant, elle reprit d'une voix douce qui se voulait presque maternelle.

- Monica, il me semble que ce sont vos jurons qui atteignent mes oreilles à l'étage du dessous. Et adoptez une attitude plus... à l'image de votre société !

Monica fronça ses sourcils et envoya un regard noir à madame Rollins, qui tressaillit devant les éclairs que lui lançaient les billes noires de sa voisine. C'était encore un des nombreux défauts de la ténébreuse jeune fille. Elle s'énervait très facilement, et très violemment surtout. Elle inspira, fermant les yeux, comme pour se calmer, et la femme se détendit, mais quand elle les rouvrit, les iris étaient plus agressifs que jamais. Malgré le fait qu'elle soit légèrement plus petite que l'habitante de l'étage inférieur, Monica leva un index menaçant à quelques centimètres du visage de son interlocutrice.

- N'essayez même pas de me coller une étiquette. Vous savez c'que j'en pense de votre société, alors redescendez, et ne revenez pas me faire chier, c'est clair ? siffla-t-elle.

Madame Rollins tressaillit encore une fois, de peur peut être, mais aussi de colère. Depuis près de trois mois que ces jumeaux vivaient là, le calme de cet immeuble bourgeois était constamment troublé par les fêtes du garçon, les colères de sa s½ur, les innombrables filles qui défilaient, et la musique qui passait à un volume infernal dès que Quentin disparaissait.

- J'ai des recours mademoiselle ! S'il le faut, nous irons devant les tribunaux ! s'énerva-t-elle.
- Mais allez-y, j'ai rien à perdre, vous si, ricana Monica. Vous le savez pourtant, maintenant laissez moi passer !

Elle avait crié le dernier mot, faisant sursauter la sexagénaire, qui s'écarta, surprise. La jeune fille en profita pour se faufiler dans les escaliers, son sac battant toujours contre sa cuisse. Elle ne supportait pas devoir placer dans la conversation son nom de famille, réputé. Plaçant un écouteur dans chaque oreille, sa bouche se tendit en un sourire quand l'aléatoire fit jouer les premières notes de sa chanson. Leur chanson. John Lennon entama les paroles, exorcisant la colère qui remplissait trop souvent la jeune fille. Elle dévala les sept étages qui la séparaient de la rue grise et de l'air pollué de la capitale. Elle s'arrêta un instant, inspirant l'air toxique et les odeurs de gaz et d'essence, captivée par la puissance de la voix du chanteur, qui scandait avec force et émotion Imagine.
Quand d'un coup, la musique s'arrêta. Monica rouvrit les yeux, trop vite arrachée à son petit monde. Elle baissa la tête, et son esprit trop vif recommença à s'échauffer quand elle vit ses écouteurs à terre. La cause ? Madame Rollins, fatiguée des excès des jumeaux, avait décidé d'en finir, et comptait régler ses comptes avec la jeune fille. Elle s'était auto proclamée pour ramener le calme dans l'immeuble. Mais elle ne s'attaquait pas à la bonne personne.

Les jumeaux étaient très complémentaires. Autant Quentin était d'un pacifisme fou et d'une patience légendaire, autant sa jumelle s'énervait très vite, très facilement, et surtout, ne perdait pas un instant pour en venir aux mains, quel que soit son adversaire.
Et c'est ce qui se produisit. La vieille femme n'avait pas songé à une réaction si violente. Pourtant, enragée par le geste de sa voisine, Monica lui avait immédiatement fait goûter au revers de sa main droite. Madame Rollins, surprise, se retrouva à terre, et se recroquevilla contre la façade blanchie de l'immeuble, toisant avec terreur son assaillante, dont les yeux noirs s'étaient encore assombris, menaçants.

Monica avait remarqué le policier qui faisait sa ronde, question d'habitude. Un quartier aussi bourgeois, il y avait toujours un agent des forces de l'ordre pour calmer le jeu. Il se précipita donc dans leur direction, mais un jeune garçon qui passait par là fut plus rapide, et ceintura la jeune fille, prête à s'acharner encore sur cette femme qui, au fond, n'avait fait qu'interrompre sa chanson. Leur chanson.

Dans la seconde, la brunette se raidit et leva son pied droit avec force. Il atterrit dans l'entrejambe du bon samaritain, qui se figea suite au coup. Il s'affaissa légèrement, de douleur, plaçant une main à proximité de ses parties, mais gardant l'autre serrée autour du poignet de Monica. Elle se retourna furtivement, lâcha pour la première fois la vieille femme des yeux. Le jeune homme aperçut brièvement les billes noires, puis les mèches vertes et bleues les cachèrent à sa vue. Les deux restèrent un instant sans bouger, lui entre terreur et surprise de voir tant de colère dans des yeux si jeunes, elle lui envoyant un regard noir, lui intimant de la lâcher sur le champ. Ce qu'il fit après quelques secondes.

Un instant plus tard, le policier, rejoint par quelques renforts, se saisit brusquement des bras de la jeune fille, qui lâcha alors le garçon des yeux, pour intimer aux hommes en uniforme de la laisser tranquille. D'un geste, d'un regard, elle convainquit ceux-ci de la laisser libre de ses mouvements durant un instant, et se baissa pour ramasser ses écouteurs. Elle prit le temps de les rebrancher et d'en placer un dans une oreille, propageant la voix de James Morrison dans sa tête. Ses yeux passant un instant sur le brun, elle esquissa un sourire à son intention. Il la regarda, perdu dans les iris noirs, calmes et amusées, malgré les menottes qui cliquetaient à ses poignets. Comme s'il ne s'était rien passé.






Bon, c'est le début, vous comprenez pas
On pose les choses
Et on ne s'inquiète pas,
J'ai fini l'histoire dans ma tête !
Ca tient la route il me semble
Mais après, je sais pas si j'écris mes pensées correctement...

Enfin bref !
Je me bats contre mon inconscient couillon
Et j'évite de vous mettre la musique de Madagascar. --'
*I like to move it move it*
A la place, le live d'une chanson cultissime
J'adore
Je kiffe
J'overkiffe
J'aime

Listen



Pic : Je sais plus où j'ai trouvé ça
Mais j'aime la grosse pomme ^^


- 1 -

# Posted on Friday, 26 December 2008 at 4:01 PM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 5:09 PM

- 2 -

- Mademoiselle, faites preuve de bonne volonté ! Nom et prénom !

Depuis près d'un quart d'heure, Monica était au commissariat, la bouche obstinément close, toisant le brigadier avec mépris, amusée par son ton condescendant. L'homme se leva finalement, poussant un soupir exaspéré.

- Votre mutisme ne vous sert pas. Mais 24h en garde à vue vous permettront peut être d'y voir plus clair !
- N'essayez même pas...
- Ah ah, mais il est trop tard, je vous avais pré...

Il était passé derrière elle. Sans mauvaise intention sûrement, mais effrayée par la simple présence trop proche de cet homme dans son dos, elle se leva d'un bond, et à la vitesse de l'éclair, passa derrière lui. Sans qu'il comprenne pourquoi ni comment, la jeune fille lui maintenait un bras dans le dos, lui faisant une clé qui l'empêcherait de bouger, les menottes passant devant sa gorge.
Le brigadier ne pouvait réagir. Trois de ses hommes entrèrent brusquement dans la pièce. Avant qu'ils n'aient pu esquisser le moindre mouvement, un homme plus âgé entra dans le bureau :

- Brigadier ! Mais c'est pas possible, qui m'a refilé des boulets pareils !?
- Monsieur le commissaire...
- Silence ! Mademoiselle Brixton, je suis désolée...
- Brixton ?

Le visage du brigadier devint livide, sans doute venait-il de comprendre que sa carrière risquait d'être stoppée en plein essor à cause d'une jeune impulsive au nom reconnu. Comprenant qu'une fois encore son nom de famille allait la sortir d'une situation presque habituelle à présent, Monica soupira tandis que le brigadier tentait de réparer son erreur.

- Mademoiselle Brixton, nous enregistrerons juste votre version des faits. Des mesures seront prises contre la femme qui vous a importuné et...

Il continua à parler, doucement pour que la jeune fille relâche sa prise. Elle baissa donc la garde. La seule évocation de son nom imposait un respect total. On le lui disait souvent, sa famille était tentaculaire.
Son père était un médecin très réputé dans le monde pour ses avancées dans le monde de la médecine. Sa mère était un nez célèbre, et était associée aux plus grandes marques, tel Dior, Dolce & Gabbana ou Paco Rabanne. Elle avait aujourd'hui sa propre gamme de parfum, Dream. Sa grand-mère, elle, avait su isoler le virus du SIDA, et avait créé un vaccin qui réduisait de moitié les risques d'infections. Encore une histoire qui propulsait la famille Brixton sur le devant de la scène. Son grand père, un avocat mondialement connu, défendait les causes perdues d'avance soit disant, et s'en sortait toujours avec les honneurs. On parlait même de lui comme prochain premier ministre, malgré son âge.

Même sa fratrie était célèbre. Son frère cadet était un prodige de la musique, et à 13 ans tout justes, il était le mineur le plus riche de France, et dans le top ten du classement mondial. Sa s½ur, du haut de ses 16 ans, brillait dans chaque compétition, et avait remporté une médaille d'or pour son pays, lors des Jeux Olympiques, en anéantissant son adversaire à l'escrime. Pire, son jumeau, lui, collectionnait filles et unes de tabloïds. Il avait été jusqu'à vendre aux enchères des places dans le répertoire de son portable. Une réussite.
En tapant le nom de Brixton sur le net, on pouvait trouver les exploits de n'importe quel membre de sa famille. Monica, elle, vivait dans l'ombre de son jumeau. Elle survivait plutôt, centre d'intérêt de la presse à scandale pour ses nombreuses colères, ses arrestations et passages fréquents à l'hôpital. Deux mois plus tôt, son frère avait même appris que sa s½ur avait incendié (accidentellement) leur appartement par la une d'un torchon people. Un enfer pour la jeune femme.

Elle resta encore coincée au commissariat un long moment, ne cherchant même pas d'excuse valable à son comportement, laissant les policiers le faire à sa place, les terrorisant de par son nom sans le vouloir. Elle végétait. Et finalement, le brigadier lui annonça, l'air particulièrement gêné et peut être même effrayé, qu'elle devait appeler une personne majeure et responsable pour la ramener chez elle. Elle le savait, elle pouvait presque dire qu'elle avait l'habitude. Quentin allait râler. Encore. Mais elle n'avait pas d'amis. Juste des connaissances qui, dès qu'ils entendaient son nom, courraient raconter qu'ils connaissaient un membre de la célèbre et influente famille Brixton.

- Quentin ?
- Moni ? J't'entends super mal !
- Hum...
- Hey, t'es où ? J'suis même pas en boîte et j't'entends à peine sérieux ! T'es dans une cave ou quoi ? lança-t-il dans un éclat de rire, qui eu aussitôt pour écho les rires des poufs qui l'accompagnaient.
- 'Teen, j'suis chez les flics, faut qu'tu viennes me chercher.
- Tu déconnes ? Encore !?
- Tu parles, ça fait longtemps...
- C'est pas possible... Qu'est-ce que t'as fait cette fois ?
- C'est Rollins, la chieuse du dessous qui est venue m'faire la morale...
- Dis moi qu'tu l'as pas frappée...
- Non...
- Moni...
- Mais c'est pire qu'un italien en coupe du monde cette femme ! Une baffe et elle était par terre !
- Putain, t'abuses sérieux. En plus, j'suis sur les champs là, j'vais galérer pour arriver... soupira le jeune homme.
- Ben vas-y, laisse ta jumelle crever en taule et éclate-toi avec tes pétasses ! s'énerva-t-elle.
- Moni... Crise pas, s'te plait, souffla-t-il, sentant la colère de sa s½ur monter. Il avait toujours su gérer le tempérament de feu de sa moitié, mais avec l'âge, il y arrivait de moins en moins à la calmer. J'vais appeler les flics, d'accord ? On va trouver un truc, j'vais t'faire sortir, mais calme toi... reprit-il.

Monica soupira. Elle n'avait pas le choix. Si les agents avaient accédé à toutes ses demandes, ils refusaient tout de même de la laisser sortir.

- Moni ?
- Dis leur de m'rendre ma musique, murmura-t-elle, vaincue.
- T'inquiète pas pour ça. J'me grouille, bisous !

Et comme d'habitude, elle ne prit pas le temps de répondre. Elle ne supportait pas qu'on lui raccroche au nez, et prenait toujours les devants.




La musique adoucit les moeurs d'après ce qu'on dit.
Donc peace and love !
La suite arrive, j'ai des chapitres d'avance !
Les McFly arriveront tous à peu près en même temps cette fois.
J'ai retenu la leçon

Racontage de life :
J'ai fini mon mur de posters !
Tout est bien rangé, c'est MA-GNI-FI-QUE !
La langue géante des Rolling Stones
Johnny Depp en pirate sexy
FOB, Simple Plan, Panic at the Disco
Les putains de beaux yeux de Billie Joe
Et forcément...
McFly !!
J'suis trop fière de me réveiller avec ça tous les matins.

Bref !
J'perds jamais le nord question musique !
J'suis en mode chanson culte là.

Escucha ! *Langue en dédicace à Miss Satanas et ses passionnants cours d'espagnol*

# Posted on Friday, 26 December 2008 at 10:02 PM

Edited on Sunday, 25 January 2009 at 3:50 PM

- 3 -

- Mademoiselle Brixton... Mademoiselle Brixton ! De la visite pour vous.

Monica somnolait dans un coin de la salle d'interrogatoire. Elle avait d'abord été placée en garde à vue, en attendant que les policiers forcent Madame Rollins à retirer sa plainte, selon la loi française. Là, une femme qui empestait l'alcool à dix mètres s'était approchée d'elle, en voulant à son portable, et donc à la musique qui apaisait tant la jeune fille. Immédiatement, la brunette avait serré les poings, et surprenant l'alcoolique, s'était jeté sur elle. Quelque chose avait craqué. La femme fut conduite à l'infirmerie, et Monica dans la salle d'interrogatoire, où elle fut menottée, soit disant pour sa propre sécurité.

Elle envoya un regard noir au pauvre petit stagiaire qui lui avait annoncé cette visite, la sortant de sa transe, apparemment très mal à l'aise, et attendit la fin de la chanson avant de daigner jeter un ½il à son visiteur. Elle savait que ce n'était pas son frère. Elle l'avait appelé une heure plus tôt, et même avec toute la bonne volonté du monde, il ne pouvait pas se dépêtrer du bordel des Champs Elysées et de sa bande de toutous en « si peu de temps ». Mais elle fut surprise par la personne qui se dirigea vers la chaise face à elle. Ses yeux noirs le fixèrent un instant, ayant quelque peu raison de son assurance, mais il ne cilla pas, et laissa son regard océan ancré dans le sien. Peu de gens soutenaient ce regard, ce qui poussa la jeune fille à accorder une certaine importance à l'homme qui lui faisait face.

- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je... J'voudrais comprendre.
- Comprendre quoi ?
- Tout à l'heure. Vous... Tu... étais en rage contre cette pauvre femme et d'un coup...
- Ce n'est pas une pauvre femme, lança Monica froidement.
- T'as failli me castrer et ensuite tu souris ! lâcha-t-il.

Monica ouvrit plus grand les yeux, surprise, et éclata de rire. Ce qui eut pour effet de renfrogner un peu plus le brun.

- Tu vois, ça aussi j'voudrais comprendre.
- J'te connais même pas, lança Monica, sur un ton d'excuse.
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? répondit-il, au tac au tac, apparemment amusé par sa question.
- D'où tu viens ? T'as pas un accent français, alors d'où tu viens ?

L'espace d'un instant, il eut lui aussi l'air surpris.

- Tu m'connais pas ?
- Toi non plus apparemment.
- T'es célèbre ? demanda-t-il, éberlué.
- Si on veut... Alors, d'où tu viens ?
- Je... Chelmsford, en Angleterre.
- C'est pas loin de Londres ça, non ?
- Pas trop non... Tu connais ?
- Non. Enfin, j'ai du y passer un jour, mais de là à dire que j'connais...
- Autre chose ?
- Ouais. T'es musicien ?
- Mais... comment tu l'sais ?!
- J'le sais pas, c'est pour ça que j'te pose la question.
- Eh ben... oui. J'suis batteur.
- Et t'es bon ?
- J'espère bien ! scanda-t-il, un grand sourire fendant son visage.
- T'es majeur ?
- Dans tous les pays.
- Y'a moyen qu'tu m'fasses sortir d'ici ? Mon frère va se pointer demain matin au mieux, le temps de se débarrasser de son milliard de groupies... C'est limite un groupe de rock à lui tout seul !

Pour la première fois depuis longtemps, un sourire franc s'afficha sur son visage. Le batteur la dévisagea un instant, légèrement fasciné, puis se reprit. Il se leva, et lui tendit la main pour l'inviter à la suivre. D'abord méfiante, elle le fixa un long moment, mais il ne cilla pas, comme la première fois. Peu de gens affrontaient le regard de jais de la jeune fille. Elle décida donc de le suivre, et attrapa la main du batteur. Les légères cales qu'elle sentit en saisissant la grande main confirmèrent la maîtrise des baguettes.

A peine sortis, elle remit ses écouteurs en place, un peu perdue, et se laissa guider par le grand brun. Ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas vu de nouvelle tête. Jolie d'ailleurs. Mais elle vivait dans un monde tellement à part, et en même temps si proche... Profitant d'un interlude entre deux chansons, Monica envoya un sms à son frère, lui disant que finalement elle avait fait un scandale et était sortie. Jamais elle n'avait menti à son jumeau, mais là, ça s'était imposé naturellement.

Ça faisait longtemps que Monica n'avait pas fait le chemin autrement que seule. Elle était toujours seule. Aussi ne pensa-t-elle-même pas à faire la conversation, elle gardait la tête en l'air, fixée vers la pleine lune parfaite, évitant on ne sait comment tous les obstacles des rues de Paris, trouvant toujours son chemin, le nez en l'air. Le batteur la suivait, se demandant si elle se rappelait même de sa présence, et en profitant pour analyser la jeune fille.

Dans ses cheveux d'un noir de jais, il distinguait facilement du bleu et du vert, qui contrastaient joliment avec la crinière ébène. Son visage était assez enfantin. En effet, pour lui qui ne fréquentait quasiment plus que des filles provocantes et hystériques, le visage de cette jeune fille était étrangement... simple, naturel. En réalité, il était simplement dénué de tout maquillage, faisant ressortir naturellement ses yeux, aussi noirs que ses cils ou ses cheveux, et ce malgré son teint bronzé. Ses lèvres murmuraient les paroles de chaque chanson. Elle semblait toutes les connaitre sur le bout des doigts. Ses doigts d'ailleurs. Les pouces dans les poches, elle battait le rythme parfaitement régulièrement. Le batteur n'entendait pas les chansons, mais il était persuadé qu'autant d'assurance dans ces battements et ces murmures impliquaient une connaissance parfaite de chaque morceau. Parfois ses bagues s'entrechoquaient, produisant un bruit étrangement agréable.

Il ne parvenait pas à la cerner. Comme ça, dans la rue, elle paraissait être une adolescente encore au bord de l'enfance, et pourtant, le souvenir de ce regard rempli de rage et de colère lui prouvait le contraire...
Soudain, elle l'entraina dans une rue plus étroite, sans quitter la Lune des yeux. Au moins, elle ne l'avait pas oublié. La rue était remplie par les encombrants posés un peu partout. Le lendemain, tôt dans la matinée, des éboueurs passeraient, sans déranger les riches habitants, et embarqueraient le tout. Le batteur trébucha sur un objet. Une petite table de nuit du style Louis XVI, enveloppé dans du plastique bulle, et qui semblait presque neuve. Tout de suite, la vue des bulles lui inspira une chanson, et outre passant ses fonctions de batteur, il se mit à chantonner. Il savait où il était, là où il avait croisé le regard noir quelques heures auparavant, et cela lui procurait une certaine assurance.
Aux premières notes qu'elle entendit sortir de la cage thoracique du garçon, Monica se retourna et le fixa intensément.

- C'est quoi ?
- Hein ? articula-t-il, surpris qu'elle s'adresse enfin à lui.
- La chanson. J'la connais pas.
- Oh... Euh... Bubble wrap. De McFly. Tu connais ?
- Non. Enfin, j'connais Marty McFly, de Retour vers le Futur. J'adore ce film.
- Moi aussi... murmura-t-il, mi amusé mi déçu qu'elle soit si proche du but, sans même s'en douter...
- Faudra qu'tu m'fasses écouter !
- Ben dès qu't'as cinq minutes, plaisanta-t-il.
- J'mets 20 ans à monter les sept étages, j'ai cinq minutes ! Tu m'accompagnes ?

Ce fut cette fois au tour du batteur de fixer la jeune fille. Quel imbécile il était ! Bien entendu, lui pensait à lui faire écouter en live, il voulait lui montrer son talent. Non. Elle avait pensé iPod. Comme n'importe qui d'autre qui ne le connaitrait pas. Mais la jeune fille avait l'air tellement enthousiaste qu'il oublia vite cette idée. Une autre germa même dans son esprit. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un qui ne le connaisse pas. Et il appréciait cette simplicité. Une simplicité qui impliquerait peut être une amitié sans strass et paillettes.
Le batteur lui tendit donc la petite machine, et se laissa entrainer par la main dans les escaliers de l'immeuble bourgeois. Il montait avec une fille dont il ne connaissait même pas le nom, en pleine nuit... et sans aucune arrière-pensée. Une première.

- C'est... wouah...
- Ça veut tout dire...
- Hum... Dis... Si j'te dis mon nom, promets moi de pas chercher, tu sais, internet et tout...
- Si tu promets aussi. On s'ra quittes comme ça.
- Ok. Monica Brixton, annonça-t-elle en tendant la main.
- Harry Judd, répondit-il avec un sourire, serrant cette menotte offerte.



Chose promise chose due !
Mais musique quand même !
Here !
- 3 -

# Posted on Friday, 26 December 2008 at 11:19 PM

Edited on Sunday, 28 December 2008 at 5:10 PM